Eglise Saint-Symphorien

Namur, 13 juin 2019

Lors des constats réalisés dans l’église, nous avons pu constater deux ostensoirs laissés dans un coffre qui est resté longtemps ouvert. Après informations dans les fiches de l’IRPA, nous avons appris que l’un des ostensoirs oubliés dans l’église datait de la fin du XVIIs.

Le lundi 15 juillet, nous avons découvert une série de boiseries (en chêne) entassées dans les combles entre l’ancienne et la nouvelle façade. Il s’agit de parties de confessionnaux et d’un reste d’autel ou de buffet d’orgue du XVIIIs. Ces éléments avaient été répertoriés comme « brol

Le 18 juillet, avec la clef remise par le sacristain pour la durée de notre enquête, nous avons fermé l’accès aux ostensoirs à doubles tours. Et le même jour vers 15h30, nous avons fait évacuer les ostensoirs dans le presbytère.

En voulant consulter les archives, nous sommes tombés sur des orfèvreries entassées dans des caisses, après les avoir déballées et examinées avec le curé nous avons retrouvé : plusieurs couronnes du XVIIs, XVIIIs et XIXs qui devaient être posées sur l’enfant Jésus et sur la vierge. Nous avons trouvé la relique authentique du martyr de Saint-Symphorien, qui était censée avoir disparu, l’orfèvrerie qui contient la relique pourrait dater du XVIIs (voir plus ancien). Nous avons retrouvé aussi une croix reliquaire, elle date selon l’IRPA du XVs ou encore un chapelet , une coupe du XVIIs,...Après avoir informé le centre des métiers du patrimoine (dont nous avons sollicité l’intervention voyant que le travail n’avait pas été réalisé) nous avons daté (via infos de l’IRPA) et avons fait pour chaque objet une fiche comportant l’objet, date et matériaux utilisés. Ces éléments, reliques seront placés dans une armoire assurant une meilleure conservation pour l'instant. En vu de ces éléments, nous avons jugé utile de vous avertir de la richesse patrimoniale qui se trouve encore dans cette paroisse.

 

 

 

 

 

 

 

 

Nous sommes également profondément perplexes après avoir constaté un rapport de géomètres assermentés, ne s’inquiétant pas de la structure du bâtiment. Ce même bâtiment que les autorités compétentes définissent comme entièrement de 1930, faite de béton armé et atteint du « cancer » du béton.

D'autant plus étonnés de trouver des murs de briques sur une grande partie du bâtiment. L’architecte de l’époque a dû simplement appliquer une couche de béton par-dessus, ces informations sont vérifiables dans le constat de stabilité réalisé en 2007. Ces informations n'ayant jamais été prises en compte, il serait peut être utile d'en faire usage pour un constat proche de la réalité.

(A noter que je ne tiens pas compte de l’ancienne façade de l’église de 1752 cachée derrière la nouvelle)

Aujourd’hui dans les intérêts patrimoniaux et architecturales du bâtiment , l’ASBL « Communauté Historia » marque son opposition à la désacralisation du bâtiment et tout projet visant à modifier la structure du bâtiment.

L’ASBL continuera sa documentation et son inventaire avec la fabrique, fière aujourd’hui de présenter l’histoire de leur paroisse mouvementée.

D'un point de vue architectural, le bâtiment est exceptionnel. Son modernisme et son usage du béton armé en font un des derniers exemple de son époque en région Wallonne. 

 

Actuellement la démolition n'est plus abordée mais la ville souhaite vendre le bâtiment rapidement.

Une demande de classement vient d'être introduite. Les motivations de la ville pour démolir l'édifice sont non fondées. 

Le dossier est toujours en cours. 

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